FAQ
1. Quel objectif l’Université de Berne s’est-elle fixé ?
L'Université de Berne élabore actuellement une feuille de route complète comprenant des mesures concrètes visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre ainsi que d'autres initiatives en faveur de la protection du climat. À l'origine, l'université s'était fixé pour objectif d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2025. Cet objectif ambitieux a toutefois été dépassé par les évolutions politiques et sociétales ainsi que par les nouvelles connaissances scientifiques relatives aux projets de compensation. Actuellement, l’Université de Berne élabore une stratégie climatique à long terme pour 2040. Sur cette base, elle vise l’objectif de zéro émission nette.
La « Feuille de route climatique 2030 » est en cours d’élaboration et devrait être disponible d’ici fin 2026 en tant que base commune à l’échelle de l’université.
2. Pourquoi l’Université de Berne souhaite-t-elle devenir climatiquement neutre ?
L'Université de Berne compte parmi les institutions de recherche mondialement reconnues dans le domaine de la recherche sur le changement climatique. Parallèlement, elle s'engage, dans le cadre de sa stratégie 2030, à prendre en compte les exigences du développement durable dans ses domaines scientifiques, administratifs et opérationnels, et à améliorer en permanence ses performances en matière de durabilité (écologie, social, économie, culture et climat).
Dans ce contexte, l’université souhaite non seulement mener des recherches sur le climat, mais aussi contribuer activement à la protection du climat dans son propre fonctionnement ainsi que lors de ses déplacements professionnels. Consciente de sa responsabilité, elle aspire à jouer un rôle de pionnière et poursuit l’objectif de zéro émission nette.
C'est pourquoi l'Université de Berne élabore une feuille de route complète comprenant des mesures visant à réduire les émissions et l'impact environnemental, ainsi qu'à gérer les émissions inévitables.
3. Pourquoi l’Université de Berne investit-elle dans la protection du climat et la compensation et pas seulement dans la réduction ?
La réduction des émissions de gaz à effet de serre est une priorité absolue pour l'Université de Berne. Cependant, certaines émissions ne peuvent être totalement évitées, notamment celles liées à certains déplacements professionnels ou à la production d'énergie, même à partir de sources renouvelables.
De plus, l'Université de Berne est actuellement tenue, en vertu de l'ordonnance sur le personnel du canton de Berne, de compenser les émissions générées par les déplacements en avion.
C’est pourquoi l’Université met en œuvre une stratégie complémentaire pour gérer ces émissions inévitables. Consciente de sa responsabilité, elle apporte des contributions à la protection du climat à hauteur de ses émissions.
Ces contributions peuvent prendre différentes formes : par exemple, des projets de protection du climat visant à réduire les émissions en dehors de l’Université, des projets liés à la recherche universitaire ou des mesures au sein de l’Université de Berne. Pour le climat, le lieu où les émissions sont réduites n’a pas d’importance.
À long terme, les contributions doivent être davantage orientées vers des projets dits de « puits de carbone », dans lesquels les gaz à effet de serre sont extraits de l’atmosphère et stockés de manière durable – par exemple grâce à des solutions naturelles telles que les plantes ou les tourbières, ou par des procédés technologiques.
4. Quels critères l’Université de Berne prend-elle en compte pour choisir ses projets de protection du climat ?
Pour les projets de compensation, l’Université s’appuie sur les dispositions relatives à la compensation des émissions à l’étranger de l’Accord de Paris et/ou sur les anciens principes de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques). Les projets de compensation doivent dès lors répondre au minimum aux critères suivants :
- La mesure doit être quantifiable, c’est-à-dire qu’elle entraîne une réduction que l’on peut déterminer en termes de quantité des émissions de CO2 (ou un équivalent CO2 CO2 eq).
- La mesure doit être additionnable, c’est-à-dire qu’elle n’est mise en œuvre que dans le but d’obtenir une action pour la protection du climat. Elle ne serait pas mise en œuvre sans ce but de compensation.
- La permanence est assurée, ce qui signifie que la réduction effective du CO2 eq est durable.
- La réduction ou l’économie a déjà eu lieu, le projet est considéré ex post et non pas ex ante.
- Un suivi, c’est-à-dire la transparence et le contrôle par des tiers indépendants, est garanti.
Par ailleurs, l’Université de Berne se tourne vers des projets en lien avec elle (p. ex. au niveau régional ou dans la recherche).
5. Qu’est-ce que l’équivalent CO2 ?
Le bilan des gaz à effet de serre de l'Université de Berne ne comprend pas seulement le dioxyde de carbone (CO₂), mais tous les gaz à effet de serre pertinents. Étant donné que ces gaz contribuent à des degrés divers au réchauffement climatique, leurs émissions sont converties en équivalents CO₂ (CO₂eq) en fonction de leur potentiel de réchauffement global respectif.
Cette normalisation permet de comparer les différents gaz à effet de serre et de les présenter sous la forme d’un indicateur unique. Cela permet une présentation cohérente et transparente de l’impact climatique global dans le bilan des gaz à effet de serre de l’Université de Berne.
6. Quelle quantité d’émissions l'Université de Berne génère-t-elle ?
Le Protocole sur les gaz à effet de serre (GHG Protocol), reconnu à l'échelle internationale, sert de référence pour l'établissement des bilans de gaz à effet de serre. L'Université de Berne établit son bilan de gaz à effet de serre depuis 2019 et s'appuie pour cela sur le GHG Protocol.
Le Protocole GHG distingue les émissions directes (Scope 1), les émissions indirectes liées à l'énergie (Scope 2) et les autres émissions indirectes (Scope 3).
En 2024, les émissions totales de l'Université de Berne s'élèveront à 8 050 tonnes d'équivalent CO₂. Les émissions directes (Scope 1) représentent environ 10 % des émissions totales. 23 % supplémentaires sont imputables à la consommation d’électricité, de chauffage urbain et de refroidissement urbain (Scope 2), tandis que 67 % sont dus à d’autres émissions indirectes (Scope 3).
Vous trouverez de plus amples informations dans les rapports sur les gaz à effet de serre de l’Université de Berne.
Rapports sur les gaz à effet de serre de l'Université de Berne
7. Quelles étapes ont déjà été franchies ?
Au départ, quatre phases ont été définies, qui s'inscrivent dans l'idée fondamentale selon laquelle il convient tout d'abord d'établir un bilan des gaz à effet de serre servant de base à un état des lieux approfondi. Sur cette base, dans le cadre de la « Feuille de route Climat 2030 » et en collaboration avec les facultés ainsi que le service central, les potentiels de réduction sont identifiés, des mesures appropriées sont élaborées et des contributions à la protection du climat sont fixées pour les émissions restantes.
Dès le début, ces thèmes ont été traités en parallèle ; les phases ne se succèdent donc pas, mais se déroulent simultanément et font l’objet d’un développement continu.
L’Université de Berne établit chaque année un bilan des gaz à effet de serre, qui est régulièrement réexaminé à la lumière des potentiels de prévention et de réduction.
Pour en savoir plus sur les mesures de réduction, cliquez ici.
8. Qui peut participer au processus ?
La réduction des émissions de gaz à effet de serre est une tâche commune qui concerne tous les membres de l'Université de Berne. Afin de réduire efficacement ces émissions, nous sommes tous appelés à remettre en question de manière critique nos activités habituelles et nos processus existants, et à contribuer activement à cette réduction.
La direction générale du projet « Roadmap Climat 2030 » est assurée par le vice-rectorat Qualité et développement durable. C’est là que sont élaborées, en collaboration avec les services et facultés compétents, les mesures de réduction et que leur mise en œuvre est accompagnée. Des groupes de travail interfacultaires peuvent en outre être constitués pour traiter des thèmes spécifiques.
Pour toute question, veuillez vous adresser à l’équipe du vice-rectorat Qualité et développement durable : nachhaltigkeit.ne@unibe.ch
Pour en savoir plus sur les contributions à la protection du climat, cliquez ici.
